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écrit by Iara PIETRICOVSKY, Présidente de Forus

Forus, qui représente un réseau international de plateformes d'ONG regroupant 69 plates-formes nationales et 7 coalitions régionales, sur un total de plus de 22 000 affiliés dans le monde, unit sa voix publiquement aux accusations de violence généralisée dans plusieurs pays d’Amérique latine, plus récemment, en Équateur, au Chili et en Bolivie. 

Des décisions telles que la mise en place d'un état d’excès ou le bafouement de la démocratie nous semblent aller à l'encontre du comportement requis pour résoudre les conflits politiques internes quel que soit le pays.

Forus exprime son rejet des actions violentes contre la population et du terrorisme politique utilisé comme une pratique contre les mouvements sociaux et les organisations non gouvernementales qui s'opposent démocratiquement aux gouvernements. 

Nous exprimons notre solidarité avec les peuples de ces pays dans leur lutte légitime pour l'affirmation démocratique, l'existence dans sa diversité, la défense de leurs droits et la justice. 

Nous reconnaissons qu'il existe un conflit dans les démocraties de tous les pays du monde en raison de l'instabilité politique institutionnelle, économique et socio-environnementale à une échelle inquiétante. 

Le discrédit des institutions démocratiques existantes dans la région est dû, entre autres, à la manipulation et à l’exploitation de la part de ceux qui ont le pouvoir économique et politique, au détriment du bien-être de la vaste majorité. L'inégalité flagrante est un phénomène qui touche tous les pays et ne sera pas résolue avec davantage de violence par le totalitarisme et le non-respect des règles démocratiques. 

C'est pourquoi nous ne voyons pas d'autre solution qu'une radicalisation accrue de la démocratie participative, dans laquelle les citoyens peuvent redéfinir les pactes sociaux nécessaires pour que la justice et une paix générale et non négociable prévalent.